Cinq jours en Arménie : Erevan en face du mont Ararat

Après un petit-déjeuner face à la statue de Charles Aznavour, nous partons en direction du nord de la capitale pour visiter la plus ancienne église de la ville qui date du treizième siècle : katoghiké Sourp Asdrad. Des fidèles prient.

 

 

La Cascade est tout près. La montée des cinq cent soixante-douze marches offre une vue panoramique sur la ville avec le Mont Ararat qui domine le paysage : enneigé, il est majestueux. Il serait sacré.

 

 

 

 

Le Matenadaran est un monument austère devant lequel trônent des statues, dont celle de Machtots qui a créé l’alphabet arménien. À l’intérieur, des manuscrits très anciens sont conservés : médecine, religion et le célèbre Homéliaire de Mouch qui date du treizième siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous retrouvons Sarian Street en direction du quartier Kond que nous avons du mal à trouver.

Un « quartier pré-soviétique », selon le guide. Il vaut en effet le détour. Du linge pend aux fenêtres entre les barres d’immeubles. De vieilles maisons sont en cours de rénovation. Les rues sont en très mauvais état et on y trouve pas mal de Lada.

Au fond d’une impasse, une vieille dame nous fait visiter sa demeure restée dans son jus. Dans sa cave, s’entassent des vestiges d’un autre temps : vieilles horloges, machines à écrire, téléphones à cadran, lampes à huile, vieux meubles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous marchons ensuite jusqu’à la maison où a habité Sergueï Paradjanov, un cinéaste né à Tbilissi et emprisonné en Sibérie car il était homosexuel.

 

 

Nous rejoignons le mémorial du génocide arménien un peu trop tard car le musée est fermé. Il était cependant important de venir : un million et demi de personnes ont été massacrées par l’Empire Ottoman entre 1915 et 1922.

Le monument pointe vers le ciel : haut de quarante-quatre mètres, il symbolise la renaissance du peuple arménien. Une flamme éternelle brille au milieu de douze stèles de basalte qui représentent les provinces d’Arménie occidentale, restées turques au terme des guerres qui détruisirent le Caucase après la Première guerre mondiale.

 

 

 

La vue sur le mont Ararat est magnifique.

 


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