8 jours en République Dominicaine : de Santo Domingo à Santiago de los Caballeros

SANTO DOMINGO

Réveil à 4 heures du matin à cause du décalage horaire et impossible de me rendormir. Je surprends des cafards bien en chair autour de ma trousse de toilette …. Je prends sur moi : j’ai fait beaucoup de progrès ! Il y a 20 ans ou même encore 10, je serais sortie à toute vitesse de la chambre !

Des chiens hurlent dans les maisons voisines et finissent par se battre … Puis silence …

Les chants d’oiseaux sur fond de ciel très bleu donnent envie de se lever.

Nous allons prendre le petit déjeuner dans un café près de chez nous qui est décoré en mode grand-mère : vaisselle en porcelaine, dentelles, vieux objets. C’est charmant et très bon. Les notes de Julio Iglesias, un peu nostalgiques, accompagnent ce petit moment entre filles très sympa.

Grande balade dans la zona colonial sous un soleil de plomb.

Les petites maisons colorées font décidément beaucoup penser à La Havane en plus propret. Bleues, roses, avec ou sans balcon en fer forgé, elles dépassent rarement les deux étages.

De jolies églises en pierres marquées par le temps ponctuent notre découverte de la ville. Beaucoup de végétation. Des bougainvilliers en fleurs. On sent le calme ambiant. Les fils électriques sont cependant envahissants.

Nous découvrons un café sur une jolie place et nous y reviendrons pour le déjeuner car la terrasse du toit au milieu des fleurs paraît bien accueillante.

Nous flânons. Nous entrons dans quelques monuments et nous finissons par des courses pour le lendemain avant de prendre la route en direction de Santiago.

SANTIAGO DE LOS CABALLEROS

La pluie forte et des embouteillages assez importants nous accompagnent à la sortie de Santo Domingo. Il y a aussi la musique à fond : mérengué, salsa, bachata, reggeaton, rap … Jimmy, le même chauffeur Uber qu’hier, nous propose une panoplie musicale principalement dominicaine très agréable.

Nous croisons la Place des drapeaux avant de sortir de la ville. Les citoyens qui offensent le père de la patrie, Juan Pablo Duarte, peuvent être condamnés à nettoyer cette place !

Nous arrivons au coucher de soleil à Santiago et nous allons directement au Monumento a Los Heroes de la Restauracion.

Santiago est la 2ème ville du pays. Elle a été fondée en 1495 par Christophe Colomb. Elle a servi de capitale à plusieurs reprises. Elle est connue pour son climat plus frais que les villes côtières car elle est entourée de montagnes. C’est aussi une ville économique alors que Santiago est davantage le lieu du pouvoir.

Le Monumento a Los Heroes de la Restauracion se trouve sur une colline. C’est un des endroits les plus fréquentés du pays.

Il a été construit sous le nom de Monument Paz de Trujillo sous la dictature de Rafael Trujillo et inauguré le 30 septembre 1953. Mais à la mort du dictateur, son nom a été changé.

C’est une tour imposante lorsque l’on se trouve au pied avec une partie en marbre somptueuse. Il faut monter 365 marches pour le rejoindre. Les marches symbolisent la protection du dictateur de son peuple chaque jour de l’année. La tour rend en outre hommage à la lutte du peuple dominicain contre l’empire espagnol pour récupérer la souveraineté.

Nous marchons jusqu’au quartier où Elise travaille. De jolies fresques murales jonchent notre parcours.

Le Parque Duarte, très animé le jour, et l’imposante cathédrale de Santiago Apostol sont très bien éclairés.

Emotions devant la banque Banfondesa où Elise fait son stage à l’autre bout du monde …

Chouette soirée au café Dao al Pecao très bien décoré avec ses jolies guirlandes colorées en compagnie du colocataire d’Elise, Renzo, qui finit de préparer la marathon de New York. Nous parlons donc sport et entraînement.

Nuit réparatrice chez Elise près du Centro Cultural Eduardo León Jimenes.

Merveilleuse découverte de la République Dominicaine côté ville car nous avons tendance à avoir une image édulcorée de ce pays avec les plages de sable blanc et les vastes complexes hôteliers de Punta Cana.