Angkor, le Bayon : si beau, si mystérieux

Nous voici à Siem Reap, le 27 octobre 2010.

Nous séjournons dans un hôtel très agréable : Angkor Village Resort.

Les chambres se trouvent dans des maisons en bois typiques.

La piscine est un bassin immense dans lequel on se perd et qui sillonne au milieu du site dans une végétation luxuriante.

Petits-déjeuners exquis. Dîners excellents. Le service est impeccable.

A Angkor, nous commençons les visites par le Bayon. Nous nous y rendons en tuk-tuk et nous faisons une promenade à dos d’éléphant de la porte Sud jusqu’au temple.

Maurice Glaize écrit ces mots très justes à propos d’Angkor dans son guide publié en 1944 à Saïgon, puis réédité en 1948, 1963, 1993 et enfin en 2003 :

« Il n’est qu’une façon de bien voir Angkor, sans fatigues inutiles et avec quelque profit : c’est de lui consacrer au moins une semaine, et de le visiter à raison de deux ou trois temples par jour au maximum. Si ce délai reste insuffisant pour pénétrer tous les secrets d’une architecture très particulière et d’une ornementation touffue qui demandent une certaine adaptation pour être appréciées à leur valeur, il permet au moins de goûter le charme du lieu, d’assimiler les rudiments de l’Art Khmer, et de prendre le désir de l’étudier à fond. »

Nous entrons dans Angkor par la porte Sud.

 

Quelques repères historiques

 

Angkor Bouraï a été envahie par les musulmans en provenance de Java. Puis les javanais ont été chassés hors du pays et une culte propre au Cambodge a été inventé : le culte du roi.

Angkor est la capitale du royaume Khmer du Xème au XVème siècle. Les siamois (en provenance du golfe de Siam en Thaïlande, le golfe de Siam est l’ancien nom de la Thaïlande) envahissent le royaume et sont écrasés par les Khmers au XVIème siècle. Puis les temples sont abandonnés pendant 5 siècles. Ils sont redécouverts au XIXème siècle.

Il y a 3000 temples sur le site d’Angkor et 38 peuvent être visités. Il resterait en effet encore 7 millions de mines.

La Porte Sud

 

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Sur la porte Sud de la capitale, on reconnait l’influence des 2 religions amenées par les indiens par la route des épices : l’hindouisme d’une part, et le bouddhisme d’autre part.

S’agissant du bouddhisme, il faut distinguer le petit véhicule (vénération de Bouddha) et le grand véhicule qui propose des intermédiaires entre les hommes et Dieu.

A Angkor au XIIème siècle, le grand véhicule est suivi. On peut voir 2 rangées de statues : à droite, les démons et à gauche, les dieux.

Il s’agit d’une représentation de la mythologie indienne. L’histoire du pays est connue grâce aux stèles et aux documents laissés par les ambassadeurs chinois.

Il y avait 17 000 habitants à Angkor Vat au XIIème siècle et l’empire Khmer en comptait 15 à 20 millions, soit 3 fois plus qu’aujourd’hui.

Le déclin de l’empire Khmer a commencé à partir du XIIIème siècle avec une guerre civile puis une invasion des siamois.

 

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Le Bayon : la porte Sud

Le Bayon

 

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Le Bayon

 

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Le Bayon

 

Le Bayon est un des sites les plus beaux et les plus mystérieux que nous avons visités en Asie jusqu’à présent.

Il comprend 54 tours à visages qui représentent Jayavarman VII, le bâtisseur du temple au XIIème siècle. Ce roi a restauré la puissance du royaume khmer d’Angkor après l’invasion des Chams (un peuple du Vietnam, vraisemblablement d’origine indonésienne : Cf. articles Vietnam).

Du temps de sa splendeur, 20 000 habitants vivaient dans l’ enceinte du temple dans des habitations en bois.

Son nom signifie « la montagne magique ». Il était le temple central de l’ancienne ville d’Angkor Thom, capitale des souverains kmers.

ll fut dédié par le souverain au Bouddha dont il diffusa la doctrine.

Sous le règne de Jayavarman VIII, vers 1350, le temple fut converti à l’hindouisme.

Comme tous les autres temples au Cambodge, le Bayon n’est pas fini car quand le roi meurt, le travail s’arrête.

Le roi avait entre 300 et 500 femmes et de nombreuses danseuses, les Apsaras, participaient à son divertissement.

A l’intérieur du temple, on peut observer de très beaux bas-reliefs. Les fresques relatent les exploits sanglants de l’armée d’Angkor contre les Chams.

Elles expliquent également la vie quotidienne des khmers au XIIème siècle avec des scènes de marché,  de chasse, de pêche et des duels.

 

La terrasse des éléphants et du roi lépreux

 

La terrasse des éléphants s’étend sur plus de 300 m de longueur. Elle est utilisée pour les cérémonies et les réceptions du roi. Les invités n’étaient jamais dans la même pièce que le roi et ce dernier les recevaient à la fenêtre.

Le nom de la terrasse du roi lépreux a été donné après car la statue a les pieds et les mains rongés. Sur cette terrasse, le dieu Yama décidait qui allait en enfer ou au paradis.

 

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Le Bayon

 

Nous consacrons l’après-midi à la visite d’Angkor Wat.