3 semaines de rêve au Brésil : de Paraty à Salvador en passant par Rio

5 août 2014, journée de transit entre Paraty, Rio et Salvador avec quelques rebondissements.

D’abord, beaucoup de pluie. Après la journée de rêve à Paraty, le voyage de retour vers Rio est beaucoup moins agréable.

Nous croisons quelques voitures accidentées. Les paysages de la Costa Verde sont bien ternes et gris. Est-ce de la nostalgie car Paraty est derrière nous ? Nous serions bien restés un peu plus longtemps dans cette si jolie ville.

Nous commençons à connaître la route qui mène à l’aéroport de Rio. Les favelas et les panneaux publicitaires de la campagne présidentielle défilent.

Arrivée dans le hall des vols intérieurs de l’aéroport. Enregistrement. Déjeuner sur le pouce en attendant notre avion.

Installation dans l’avion. Ceintures. Préparation au décollage. Nous roulons sur la piste. ENORME BRUIT. Long silence. Frissons de peur. Nos mains agrippent les accoudoirs. Nous nous regardons. FREINAGE. Ceintures serrées sur le ventre. Nous ne décollerons pas cette fois-ci. L’annonce du personnel de bord tarde à venir. Nous apprendrons plus tard que des oiseaux sont venus heurter le moteur de l’avion au moment du décollage. Le pilote a donc freiné et décidé de stopper le vol.

Retour à la case départ. Les passagers sont très calmes. Nous descendons de l’avion et allons nous installer dans le hall de départ en attendant qu’on affrète un nouvel appareil.

Nous l’avons échappé belle. Lorsqu’une telle collision a lieu à plus haute altitude, les risques de crash sont réels …

Tout va bien. Le voyage reprend son cours normal. Nous aurons seulement plus de deux de retard à l’arrivée à Salvador !

Je me replonge dans la lecture si agréable du roman « Rouge Brésil » de Jean-Christophe Rufin :

« (…) Sur toute l’étendue des terres visibles, ne se distinguaient ni habitations ni volutes bleutées qui eussent laisser deviner la présence de foyers. De légers crépitements, tel qu’un pas en provoque sur la paille, parvenaient de temps en temps de la terre, mais c’était la brève agitation du vent dans l’entrelacs des palmes et des feuillages. Des cris d’oiseaux et de singes auxquels l’air silencieux n’offrait aucune résistance tombaient des hauteurs comme des pierres qu’on eût lancées sur les navires. (…) »

Salvador da Bahia où nous allons se trouve dans une immense baie. C’est dans cette ville au nom mythique que l’histoire du Brésil a commencé au XVIème siècle.

Brésil 2014

A la sortie de l’aéroport, on passe sous des bambous qui ont été plantés pendant la deuxième guerre mondiale par les Américains afin de camoufler l’entrée d’une base militaire.

Ensuite, l’autoroute nous fait traverser l’immense agglomération de 3,6 millions d’habitants.

Comme dans toutes les grandes villes au Brésil, les favelas ont poussé de façon aléatoire au milieu des autres habitations. Les classes moyennes vivent dans les immeubles qui ont été construits ici et là au hasard des terrains vacants.

Dans les nombreuses favelas de Salvador, mais cela est vrai pour l’ensemble du Brésil, les classes sociales les plus modestes se sont installées, souvent depuis plusieurs générations. La première génération a squatté la favela. Elle devenue sienne selon la loi d’accession à la propriété brésilienne. Les générations suivantes ont construit les étages supérieurs de la maison. On trouve tout dans la favela, l’eau courante (les citernes d’eau sur le toit servent en cas de coupure d’eau), l’électricité, Internet, des commerces, des écoles, etc. Néanmoins, si elles sont au milieu des autres habitations, les classes sociales ne se mélangent pas pour autant.

Arrivée vers 22h dans notre pousada, la Pousada do Boqueirao, qui est installée dans une ancienne demeure coloniale.

Magnifique entrée très bien décorée. Nos chambres se trouvent tout en haut avec une vue splendide sur la Baie de Tous les Saints que l’on peut aussi admirer sous la douche. Un pur bonheur.

Brésil 2014

Brésil 2014

Après les émotions de la journée, se retrouver dans cette maison de famille fait un bien fou.

Brésil 2014

Nous posons les valises et allons dîner dans un petit restaurant typique tout près de notre hôtel.

Une dame très gentille nous prépare un plat de poulet, riz, légumes et haricots rouges comme à la maison. La journée se termine bien dans la gaité de la nuit de Salvador.

Brésil 2014

Privacy Preference Center