4 jours en Pologne : Cracovie, une lourde histoire

Journée consacrée à l’autre partie de Cracovie, le quartier juif et l’ancien ghetto.

Kazimierz

Kazimierz était une ville indépendante au XIVème siècle. Le quartier est devenu juif au XVème siècle. Centre de la culture juive à la veille de la seconde guerre mondiale avec 70 000 personnes, il a été déserté quand les juifs ont été expropriés et transférés dans le ghetto en mars 1941.

Visite de 3 synagogues : Isaac Jakubowicz, qui date du XVIIème siècle et porte le nom de son donateur, Stara (vieille) qui est la plus vieille et date du XVème siècle et Rem‘’ou qui date du XVIème siècle. Cette dernière a servi d’entrepôt de sacs mortuaires sous les nazis.

Petite halte dans la cour du 12 rue Jozefa, typique du quartier et dans laquelle Spielberg a filmé la scène de la liquidation du ghetto dans « la liste de Schindler ».

L’ancien ghetto

Nous traversons ensuite la Vistule en direction du ghetto.

Déjeuner d’un bol detox chez Orzo. Immense salle de restaurant dans une entrepôt dans l’air du temps avec vaste terrasse sympa.

Nous visitons le musée qui se trouve à l’emplacement de la Fabryka Emalia Oskara Schindler qui retrace de façon interactive l’histoire de Cracovie sous l’occupation nazie.

Tout le monde a en tête le film de Spielberg qui raconte l’histoire d’Oskar Schindler qui réussit à sauver 1200 juifs destinés à la mort dans le camp de concentration de Plaszov, tout en montrant aussi toute l’ambiguïté du personnage qui cherche à tirer parti de la situation.

Des échoppes, des meubles et des objets d’époque. Beaucoup de photos et de témoignages, en particulier d’enfants, font de ce musée un lieu exceptionnel où on se sent projetés pendant les années noires de la guerre.

On a peine à croire qu’il y avait 2 zones dans le ghetto : la zone A avec les personnes aptes au travail (i.e. les hommes en âge de travailler) et la zone B avec les inactifs (les femmes, les enfants et les personnes âgées).

Des œuvres d’art récentes renforcent la symbolique de cette période de terreur.

Emotion aussi sur la place Bohaterov Getta où les allemands organisaient les déportations. Des chaises métalliques sont là pour témoigner du peu de mobilier que les juifs chassés de chez eux emportaient. Elles sont là aussi pour nous rappeler que la plupart d’entre eux ont disparu.

Apteka Pod Ortem, la pharmacie de l’angle, est restée quasi intacte. Son propriétaire, le docteur Tadeusz Pankiewicz a refusé de déménager quand le ghetto a été créé et il a aidé la population massacrée sous ses yeux …

Entre les n°25 et 29 de la rue Lwowska, les restes du mur du ghetto achèvent cette promenade dans une histoire terrifiante.

C’est ainsi que se termine notre séjour très instructif et émouvant à Cracovie.

Retour à Varsovie par le train de 16h02 que nous avons presque raté à cause des embouteillages.

Soirée à l’hôtel Bristol et vol le 11 mai pour Paris.