Cinq jours en Géorgie : de Kasbegi à Erevan

Ce matin-là, le mont Kazbek est sous la brume. Il neige. Les kilomètres qui séparent Stephantsminda de la station de ski de Goudaouri sont compliqués. On roule au pas. Les voitures forment une longue file à touche-touche. Une fois passé le col de Djvari, le ciel se dégage un peu. La route est toujours pleine de trous mais la circulation est plus facile.

Quatre heures plus tard nous sommes de retour dans l’oasis du Rooms hotel de Tbilissi avant de rejoindre la frontière à Sadakhlo et récupérer notre voiture de location.

 

La route

Alaverdi, rivière Lebed, Vanadzor, Spitak, Ashvarak. Lors du passage d’un col à 2152 mètres d’altitude, les monts enneigés et arrondis du Caucase sont dégagés. En arrivant vers Erevan, le temps est de nouveau brumeux et le mont Ararat est sous les nuages. Les embouteillages commencent à 20 kilomètres au nord du centre de la capitale. Nous sommes la veille de la commémoration du génocide qui avait débuté le 24 avril 1915 avec la rafle d’intellectuels à Istanbul.

Erevan

De retour vers la place de la République, nous assistons à un spectacle de chants arméniens et à des discours que nous ne comprenons pas mais qui sont tout de même émouvants. Les gens sont réunis pour le souvenir. Ils sont vêtus de noir, comme souvent dans ce pays. Certains portent des photophores rouges avec une bougie à l’intérieur. D’autres brandissent des drapeaux.

Dîner dans un restaurant sous les arcades de la place. Dernière nuit au Grand Hotel Yerevan avant de rentrer à Paris le lendemain.

 

 

 


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